Une première étape a été franchie. La mobilisation continue !

Après deux longues heures de discussions, la Commission permanente de la Région Île-de-France, réunie le 20 septembre, a finalement validé le rapport sur l’amélioration des RER.

Elle a ainsi approuvé « la convention de financement relative aux travaux nécessaires à la mise en place du service annuel 2019 » (SA 2019) pour le RER D. Cette délibération, qui n’est en aucun cas une délibération de principe, finance à hauteur de 15,7 millions d’euros les travaux nécessaires à la mise en œuvre du SA 2019.

Toutefois, contrairement à son Vice-président en charge des transports resté campé sur ses positions, la Présidente de la Région a entendu les usagers et les élus de la branche Sud du RER D.

En effet, une motion de renvoi partielle a été présentée par les élus d’une des composantes de la majorité. Ce texte sollicitait le report de l’examen de la convention à une date ultérieure, afin de laisser le temps de mener une véritable concertation et d’examiner des solutions alternatives au projet de correspondance, que nous proposons en lien avec l’association SADUR et qui permettraient d’améliorer la ponctualité de la ligne.

À l’initiative de Valérie PÉCRESSE, l’exécutif a donc proposé et adopté un amendement qui fige le lancement des travaux jusqu’à ce que la concertation soit menée à son terme.

Il s’agit là d’un premier pas, très important, qui a pu être obtenu grâce à la forte mobilisation des usagers et des élus depuis près d’un an.

Cette concertation, déjà annoncée fin mars dernier, n’avait toujours pas débuté. Elle était pourtant un préalable à toute décision. Le Conseil départemental de l’Essonne ne s’est d’ailleurs pas prononcé.

Une nouvelle étape et un nouveau temps de mobilisation s’offrent donc désormais à chacun d’entre nous.

Parce que la SNCF ne peut garantir des correspondances rapides entre les trains et qu’il est donc strictement impossible de maintenir un temps de transport identique ou similaire en l’état de la desserte future, contrairement à ce d’aucuns affirment, nous n’accepterons jamais que les usagers des branches Sud de la Vallée et de Malesherbes voient leur temps de transport allongé de 15 à 20 minutes, chaque jour.

Faut-il rappeler que ce projet n’impactera pas seulement 6 000 usagers, ce qu’affirme l’ex-STIF pour minimiser les effets néfastes, mais 233 400passagers annuels (selon les chiffres de la SNCF) ?

Faut-il rappeler que ces tronçons voient, chaque année, leur fréquentation augmenter dans des proportions exceptionnelles ? Entre 2014 et 2015, par exemple : + 7,33 % pour le trajet Grigny centre – Corbeil-Essonnes (exclu) et + 14,96 % de Corbeil-Essonnes à Malesherbes, alors que le trafic transilien n’a augmenté que de 1,3 % en moyenne. C’est donc bien tout un territoire en pleine expansion et ses habitants qui seraient lourdement pénalisés.

Sur la base des arguments que nous avons notamment présentés dans notre recours, nous profiterons donc de ces prochains mois de concertation et de toutes les occasions possibles pour dénoncer ce projet de correspondance souhaité par Île-de-France Mobilités (ex-STIF) et proposé par la SNCF, et démontrer qu’il n’est pas une réponse aux préoccupations des usagers de la ligne D dans leur ensemble.

Plus que jamais, avec vous, nous restons mobilisés et déterminés !

Pour l’association ADUMEC Sud – Branche Malesherbes, les Maires des gares concernées et les porte-parole :

Franck MARLIN, Député de l’Essonne
Marianne DUBOIS, Député du Loiret
Jean-Philippe DUGOIN-CLÉMENT, Maire de Mennecy, Conseiller régional
Jacques MIONE, Maire de Ballancourt-sur-Essonne
Marie-Annick PIERE MORVAN, Maire de La Ferté-Alais
Daniel DENIBAS, Maire de Boutigny-sur-Essonne
Christian LECLAIR, Maire de Maisse
Bernardin COUDORO, Maire de Buno-Bonnevaux
Alain EECKEMAN, Maire de Gironville-sur-Essonne
Jean-Jacques BOUSSAINGAULT, Maire de Boigneville
Delmira DAUVILLIERS, Maire du Malesherbois

Mobilisation générale le 19 septembre

a Région Île-de-France a prévu de présenter, ce mercredi 20 septembre, en Commission permanente, un rapport ayant pour objet la mise en place du Service Annuel 2019 et la convention de financement des premiers travaux.

Malgré la très vive opposition des usagers et des élus de la branche de Malesherbes et celle de la Vallée, la Région souhaite donc valider le financement (15,7 millions d’euros) et le lancement des travaux d’adaptation des infrastructures existantes strictement nécessaires à la mise en œuvre du SA 2019. Cela entérinera le service annuel et, par conséquent, la création d’une correspondance sur la ligne D du RER, à Juvisy-sur-Orge ou Corbeil-Essonnes. Financer, c’est cautionner.

Ce passage en force n’est pas acceptable et nous devons réagir, très vite.

C’est pourquoi, à l’initiative de Franck MARLIN, Député de l’Essonne, et avec le soutien de Marianne DUBOIS, Député du Loiret, nous avons décidé de lancer une grande mobilisation le mardi 19 septembre, avant la tenue de cette Commission, dans toutes les gares de la branche Sud du RER D dès les premiers trains du matin.

La Région doit retirer ce point à l’ordre du jour et ouvrir une véritable concertation.

Si tel n’était pas le cas, nous organiserons une manifestation, usagers et élus, devant le siège d’Île-de-France Mobilités (ex STIF) à l’occasion de leur Conseil d’administration.

Nous vous tiendrons naturellement informés.

Plus que jamais, avec vous, le combat continue. Nous ne lâcherons rien !

Soutenez aussi cette action en adhérant à l’association ADUMEC. L’adhésion est gratuite pour les usagers (non élus). Voir dans le menu général la page consacrée aux adhésions.